Cet article est en grande partie constitué d’un extrait du livre du sociologue français E. Durkheim. Il est destiné à l’ensemble des élèves de la 1ES2, une classe de plus en plus dynamique. Il répond en particulier à une remarque très pertinente de P. sur le fait que l’on est contraint d’utiliser la monnaie en tant qu’équivalent général. L’extrait nous permet de comprendre que la monnaie est un fait social.

« Si je ne me soumets pas aux conventions du monde, si, en m’habillant, je ne tiens aucun compte des usages suivis dans mon pays et dans ma classe, le rire que je provoque, l’éloignement où l’on me tient, produisent, quoique d’une manière plus atténuée, les effets qu’une peine proprement dite. Ailleurs, la contrainte, pour n’être qu’indirecte, n’en est pas moins efficace. Je ne suis pas obligé de parler français avec mes compatriotes, ni d’employer les monnaies légales; mais il est impossible que je fasse autrement. Si j’essayais d’échapper à cette nécessité, ma tentative échouerait misérablement. ». Emile IMG_2296Durkheim, « Les règles de la méthode sociologique », Quadrige, PUF, 1987, pp. 4-5.

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